PARIS-BERLIN

Ce projet est né lors d’une soirée à l’ambassade de France à Berlin en présence de M Chouraki et de la rencontre avec M Julien Acquatella de la CIVS (Commission d’Indemnisation des Victimes de Spoliation): proposer à des élèves allemands et français d’écrire des textes de fiction à partir du roman « 36 rue Amelot » et de ses personnages et les sensibiliser ainsi à la résistance juive face au nazisme mais aussi à la spoliation qu’ont subie les familles juives en Allemagne et en France. Petit à petit l’organisation de ces rencontres s’est mise en place, défiant la situation difficile de la fin d’année 2020 et du début d’année 2021. M Bénézech en France et M Acquatella en Allemagne, de la Commission d’Indemnisation des Victimes de Spoliation sont intervenus auprès des élèves pour leur décrire les faits et conséquences de la spoliation des biens des familles juives entre 1942 et 1945 et donner aux futurs auteurs et futures autrices les connaissances historiques sur lesquelles s’appuyer pour écrire. Sous forme d’ateliers d’écriture dans les trois classes, à l’Oberschule Fritz Reuter et au Sartre Gymnasium de Berlin, au collège Paul Bert de Paris, mais aussi avec la création de scènes théâtrales travaillées à partir du roman et des textes des élèves, l’aventure a duré d’octobre 2020 à juin 2021 et a vu naitre un livre qui regroupe le roman et sa traduction en allemand et les textes dans la langue d’écriture des élèves suivis également de leurs traductions. En tant qu’autrice du « 36 rue Amelot » j’ai mené cette aventure avec enthousiasme et j’ai été souvent surprise par l’implication des élèves que je remercie du fond du cœur.

Ateliers d'écriture

Ce projet est né lors d’une rencontre avec la Commission d’indemnisation des victimes de spoliation. 
L’idée était de proposer à des élèves allemands et français d’écrire des textes à partir de mon roman « 36 rue Amelot » et de ses personnages, Mathieu et Nathan, et les sensibiliser ainsi à la résistance juive face au nazisme mais aussi à la spoliation qu’ont subie les familles juives en Allemagne et en France.
Tout le monde devait se retrouver à Berlin mais cela n’a pas été possible alors… est venue l’idée de réaliser une vidéo en commun, comme une expérience partagée à distance.
La volonté des nazis était que les Juifs ne laissent pas de traces. Que leurs biens soient dispersés, redistribués, que les générations futures n’entendent plus parler d’eux et que le monde les oublie. Mais non, non, ça ne s’est pas passé comme ça. À Berlin, à Paris, trois classes, quarante-deux élèves, ont cherché, fouillé dans le passé. Ils ont fait revivre ces familles à qui les nazis avaient pris jusqu’à la moindre petite cuillère, couverture ou jouet pour les donner à des familles allemandes. 
Nous avons travaillé ensemble pour réveiller et entretenir la même vigilance.

Ateliers Théâtre et Vidéo

Après un tournage en mai à Paris, un tournage est en cours en juin à Berlin pour créer une video qui accompagnera l’exposition « Rose Valland » dans les instituts français d’Allemagne. Ces deux videos sont tournées par des professionnels avec l’aide de l’Ofaj.

Remerciements

Je remercie Jérôme Bénézech et Julien Acquatella de la CIVS, les professeures : Mme Laurence Fayolle, Mme Elke Philipp et Mme Kerstin Rauch et les équipes pédagogiques des différents établissements, Mme Opitz du ministère des affaires étrangères allemand et Mme Müller-Lankenau de l’ambassade d’Allemagne en France, M Bourdeau pour la Dilcrah ( Direction Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l’Antisémitisme et  la Haine anti-LGBT), M Trimbur de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah à Paris, Mme Paquet et Mme Lelièvre de l’Ofaj, M Courtet des éditions du Muscadier, Mme Roucaut et M Veron pour leur travail de videastes.

 

Et bien sûr Mme Katrin Schielke pour sa traduction et son suivi attentif du projet, entre sourire, vigilance et conseils…

Avec les élèves du collège Paul Bert à Paris, de la Fritz Reuter Oberschule et du Sartre Gymnasium de Berlin.

Edité par les éditions du Muscadier, illustration de couverture par un élève du collège P Bert : Sacha Pipernos

Sponsors

Avec le suivi de la Commission d’Indemnisation des Victimes de Spoliation.

Subvention par l’OFAJ (Organisme franco-allemand pour la jeunesse), Dilcrah, Fondation pour la Mémoire de la Shoah, Ministère des Affaires Etrangères Allemand et ambassades d’Allemagne en France et de France en Allemagne.